Rétrospective – « French Touch » aux arts décoratifs – Paris
En tant que fervents admirateurs du savoir faire musical français, entre autres, nous nous devions de partager avec vous nos impressions sur l’exposition originale « French Touch » proposée aux arts décoratifs jusqu’au 31 mars 2013 (Hurry up ! En plus c’est gratuit pour les moins de 26 ans).
Pour revenir sur l’histoire du mouvement, la French Touch existe depuis les années 80 mais sa reconnaissance au niveau international n’est apparue que dans les années 90. De l’encre coule dans les grands magazines anglais Muzik, Mixmag, Melody Maker, I-D, The Face …Et la notoriété de la French Touch en découle…
Initiée par les productions du label indépendant F communications (crée en 1994 par Laurent Garnier et Eric Morand) avec leur slogan: « We give a French Touch to House » et soutenue par de nombreux autres labels tels que Yellow productions ou Versatiles, l’expression se répand dans le monde à la vitesse de l’éclair.
Au delà d’un groove qui fait mouche, l’essor du mouvement relève de l’association de DJ et producteurs talentueux à une imagerie musicale de qualité.
L’exposition nous permet de découvrir tous les graphistes et artistes qui ont permis au mouvement de s’émanciper à l’international grâce à une identité esthétique forte, propre et décalée. On y découvre les créations visuelles de Geneviève Gauckler, Seb Jarnot, Hot Spot (bossant pour le label F communications) mais encore Tom Kan, Alexandre Courtès, Sylvia Tournerie, La Shampouineuse, Agnès Dahan, les collectifs de graphistes H5, Restez vivants! etc..
La forte synergie entre musique et graphisme s’explique par la nature même de la musique électronique et par le rejet du star-system et des codes marketing qui l’accompagnent. Forte d’une réelle culture graphique et inspirée des labels anglais tel que Warp Records pour qui l’artwork était une priorité, la French Touch a su faire parler d’elle en cassant les codes pré-établies. Exit le manque d’identité…Fini la pochette de disque où l’artiste apparaissait en gros plan, ou encore celles des pionniers de la techno et de la house qui sortaient des maxis sans pochette et jouaient sur des white labels anonymes et des disques non signés.
Autant vous dire qu’au delà d’un tempérament musical bien trempé, la French Touch a acquis une réelle identité. Que ce soit dans le flyer, les pochettes vinyles, les CD, les vidéos clips…Tous les supports ont leur importance et leur mot à dire ! C’est la première fois que dans l’industrie musicale française, le graphisme et la musique ne font qu’un.
Naturellement le vidéo clip devient par la suite la symbiose animée de cette identité graphique et musicale. Un des volets de l’exposition lui est d’ailleurs consacré. On y redécouvre les clips mythiques de Daft Punk (« Around the world« ), Cassius (1999), Etienne de Crecy (« Am i wrong« ), Stardust (« Music sounds better with you« ) ou encore ceux de Air.
Cette exposition est donc en définitive un très bel hommage à tous les labels, musiciens, graphistes, réalisateurs qui ont fait naître et perdurer le mouvement de 1991 jusqu’en 2003. Et pour ça, nous on dit RESPECT !!!









Pingback: Super Discount – Prix Choc ( Joyce Muniz – SENSI ONE MIX) - LIMONADIER